Bénin : une loi spécifique sur les confessions religieuses annoncée pour 2027
Le Bénin pourrait se doter d’une loi spécifique sur les associations et confessions religieuses d’ici la mi-2027. L’annonce a été faite samedi 29 août 2026 à Saint-Ouen-sur-Seine, en France, par Patrice Talon, président du Sénat, lors d’une rencontre avec des responsables et fidèles de l’Église du Christianisme Céleste (ECC).
Selon l’ancien président de la République, le texte est déjà en préparation et doit permettre de mieux encadrer l’organisation des cultes et de préciser les conditions d’intervention de l’État en cas de conflits internes susceptibles de troubler l’ordre public.
« Il y a un texte qui est en préparation, qui sera voté au plus tard au milieu de l’année prochaine 2027 », a déclaré Patrice Talon, cité par La Nouvelle Tribune.
Cette future loi viendrait compléter la législation générale sur les associations et fondations, adoptée en juillet 2025. Elle devrait notamment préciser le statut des organisations religieuses, leurs règles de fonctionnement et les conditions dans lesquelles elles peuvent être reconnues ou enregistrées.
L’ordre public au cœur de la réforme
Patrice Talon a expliqué que l’État devait pouvoir intervenir lorsque des conflits au sein d’organisations religieuses risquent de provoquer des violences. Cette question est notamment liée au processus de réunification de l’Église du Christianisme Céleste, dans lequel il intervient comme facilitateur.
Un comité travaille déjà sur les critères permettant d’identifier officiellement les structures relevant de l’ECC. Les organisations qui ne respecteraient pas le cadre retenu pourraient ne plus être autorisées à utiliser l’appellation ou les attributs de l’Église.
Le processus de réunification se poursuit depuis plusieurs mois avec la participation de différentes composantes de l’ECC au Bénin et dans la diaspora. La rencontre organisée en France devait notamment permettre d’échanger sur les prochaines étapes.
Le contenu précis de la future loi n’est pas encore connu. Les critères de reconnaissance des confessions religieuses et les pouvoirs qui pourraient être accordés à l’administration devront encore être précisés au cours du processus législatif.
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