ONU : le Sénégal défend une représentation équitable de l’Afrique au Conseil de sécurité
Le Sénégal a réaffirmé son soutien à une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies visant à garantir une représentation équitable de l’Afrique. Cette position a été rappelée à l’issue de la 14ᵉ réunion ministérielle du Comité des Dix (C-10) de l’Union africaine, tenue les 10 et 11 octobre 2026 à Tripoli, en Libye.
La délégation sénégalaise était conduite par Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Selon le ministère sénégalais des Affaires étrangères, la participation de Dakar à cette rencontre traduit sa volonté de poursuivre les efforts diplomatiques engagés au sein de l’Union africaine pour faire évoluer la gouvernance mondiale.
L’Afrique rejette un statut inférieur
À l’issue des travaux de Tripoli, les participants ont réaffirmé la position africaine commune, qui demande une place plus importante pour le continent au sein du Conseil de sécurité. Ils rejettent notamment toute formule qui accorderait à l’Afrique un siège permanent assorti d’un statut inférieur à celui des autres membres permanents.
Cette revendication s’inscrit dans le cadre du Consensus d’Ezulwini et de la Déclaration de Syrte, deux textes de référence de l’Union africaine sur la réforme de l’Organisation des Nations unies. La position africaine défend notamment l’attribution au continent de sièges permanents et non permanents supplémentaires au Conseil de sécurité.
Une réforme toujours attendue
Créé par l’Union africaine pour coordonner les efforts diplomatiques du continent sur cette question, le Comité des Dix rassemble dix pays chargés de défendre la position commune auprès des autres États membres de l’ONU.
Pour les pays africains, l’enjeu est de corriger leur sous-représentation dans un organe chargé des principales questions de paix et de sécurité internationales. Le Conseil de sécurité compte actuellement quinze membres, dont cinq permanents disposant d’un droit de veto.
La réunion de Tripoli s’inscrit ainsi dans les démarches diplomatiques menées par l’Union africaine pour obtenir une réforme de la composition et du fonctionnement du Conseil. Aucune modification de sa structure n’a toutefois été adoptée à l’issue de cette rencontre.
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